Je suis arrivée il y a quelques jours à New-York, pour l'enregistrement avec CNN, et pour d'autres choses. Il ne fait pas trop chaud et j'aime bien cette fin d'été-début d'automne qui ne ressemble à rien, comme mon cerveau.
Bref, après plusieurs hésitations, le dress-code pour CNN était jean et pull marron. Je n'ai qu'un seul tailleur et je le sentais pas pour ce coup-là. Anderson Cooper portait une très belle cravate mauve (purple, Houda!) et est décidément très, très beau. Je crois que j'ai bafouillé, longtemps, mais je ne me souviens pas de ce que j'ai dit. Tant mieux. Sinon, ça me hanterait pour longtemps.
Mes amis et moi avons été gâtés de prévenance chez CNN et c'est vrai que la salle, les salles de rédaction donnent très, très envie. Quelqu'un ici connaît le recruteur?
Sinon, j'ai vu Little Miss Sunshine et c'est un très très bon film. Il y a une expo de Zaha Hadid au Guggenheim, à laquelle j'irai jeter un oeil.
La vie est bizarre. Et le temps passe très vite. Les silences me pèsent sur la paupière droite.
Sunday, August 27, 2006
Sunday, August 20, 2006
Friday, August 18, 2006
Sin City
Petit voyage eclair, un peu improvise a la derniere minute, a Las Vegas. Allez, j'avoue que j'ai aime un peu plus que prevu, choyee que j'etais par une tonne d'amour familial. Photos a venir bientot car oublie cable USB.
Ya tellement de monde que tu te demandes si ils ont pas de vie, ces gens-la (moi compris!). La gallerie du Caesar's Palace est merveilleuse et le sac brique 3 dimensions sur lequel j'ai craque jusqu'au dernier vaisseau sanguin de mon petit coeur etait a 1420 dollars. Bon, le vrai fendement du coeur etait en face du Bellagio Hotel (d'ou on esperait voir sortir un Brad, un George ou un Andy, en tournage de Ocean's 13, helas en vain). Un merveilleux spectacle aquatique sur du Boccelli m'a laissee sans voix et a fait couler des petites larmes. Je n'imaginais pas que Vegas pouvait etre un (peu) romantique. Video de la chose a venir avec cable USB en question.
A part ca, les casinos m'ont semble sans aucun interet. Aucun. Et il parait qu'ils ont ramene des gens de Jamaa Lafna a l'hotel ou on est pour les trucs-machins-choses a la Marocaine, mais je ne pense pas que j'aurai le temps d'aller voir.
Bon, Vegas, c'est a voir, en sejour eclair.
Dodo plein de lumieres.
Ya tellement de monde que tu te demandes si ils ont pas de vie, ces gens-la (moi compris!). La gallerie du Caesar's Palace est merveilleuse et le sac brique 3 dimensions sur lequel j'ai craque jusqu'au dernier vaisseau sanguin de mon petit coeur etait a 1420 dollars. Bon, le vrai fendement du coeur etait en face du Bellagio Hotel (d'ou on esperait voir sortir un Brad, un George ou un Andy, en tournage de Ocean's 13, helas en vain). Un merveilleux spectacle aquatique sur du Boccelli m'a laissee sans voix et a fait couler des petites larmes. Je n'imaginais pas que Vegas pouvait etre un (peu) romantique. Video de la chose a venir avec cable USB en question.
A part ca, les casinos m'ont semble sans aucun interet. Aucun. Et il parait qu'ils ont ramene des gens de Jamaa Lafna a l'hotel ou on est pour les trucs-machins-choses a la Marocaine, mais je ne pense pas que j'aurai le temps d'aller voir.
Bon, Vegas, c'est a voir, en sejour eclair.
Dodo plein de lumieres.
Wednesday, August 16, 2006
Aller simple
"J'ai paye 1500 dollars pour venir me sentir comme un etranger". Arrive au sol du watane al habib, il se felicita d'avoir pris un avion avec escale en Europe et non pas l'avion de la RAM qui vient de New-York charge de tous les phenomenes sociaux qui lui ont donne envie de changer de passeport.
Il etait attendu, fete, celebre comme un butin, montre aux yeux de tous comme une bague de fiancailles, lui, le "modele" qui a reussi aux States.
Mais ce qu'il a craint s'est produit: constamment entoure, il ne s'en est senti qu'effroyablement seul. Lorsqu'il vivait au pays deja, il se sentait different. Different de tous les points de vue. Peut-etre parce qu'il etait un peu plus intelligent, un peu plus cultive, un peu moins beau que H. et tabaqa. Il sortait du lot et c'est pour ca qu'il aimait tellement les Etats-Unis ou tout le monde est un peu un "hors-cadre", "hors-jeu", "hors-lieu", pas exactement chez lui et pourtant tellement chez lui, plus chez lui que n'importe ou d'autre. Le pays ou il venait de rentrer pour la premiere fois en beaucoup de temps, n'etait plus qu'une semantique de souvenirs decousus. Meme ses parents. Meme ses potes du lycee, de gros mecs qui transpirent au cafe en lui demandant combien coute le metre carre la ou il vit, parce qu'ils "veulent investir", aux USA c'est plus sur. Faut rien risquer au Maroc. "Et puis, t'as bien fait de partir". En rentrant a lmirikane, il se disait que c'etait ce qui lui etait arrive de mieux.
Il etait attendu, fete, celebre comme un butin, montre aux yeux de tous comme une bague de fiancailles, lui, le "modele" qui a reussi aux States.
Mais ce qu'il a craint s'est produit: constamment entoure, il ne s'en est senti qu'effroyablement seul. Lorsqu'il vivait au pays deja, il se sentait different. Different de tous les points de vue. Peut-etre parce qu'il etait un peu plus intelligent, un peu plus cultive, un peu moins beau que H. et tabaqa. Il sortait du lot et c'est pour ca qu'il aimait tellement les Etats-Unis ou tout le monde est un peu un "hors-cadre", "hors-jeu", "hors-lieu", pas exactement chez lui et pourtant tellement chez lui, plus chez lui que n'importe ou d'autre. Le pays ou il venait de rentrer pour la premiere fois en beaucoup de temps, n'etait plus qu'une semantique de souvenirs decousus. Meme ses parents. Meme ses potes du lycee, de gros mecs qui transpirent au cafe en lui demandant combien coute le metre carre la ou il vit, parce qu'ils "veulent investir", aux USA c'est plus sur. Faut rien risquer au Maroc. "Et puis, t'as bien fait de partir". En rentrant a lmirikane, il se disait que c'etait ce qui lui etait arrive de mieux.
Monday, August 14, 2006
En vacances
Because everybody should take the time to watch the sunset, from year to year :) and count their blessings. Bisous de San Diego.
Friday, August 11, 2006
In denial
Hier c'était le déchirement.
Hier c'était les yeux qui s'ouvrent tout d'un coup sur aujourd'hui. Les cartons, les sacs, les valises, la poussière en-dessous des tiroirs en plastique. Et lui qui part. Il me tend la main en me disant darling et il n'y avait plus de mots en moi, que des cascades de larmes et P. qui me frotte le dos.
Quand il s'agit de quelqu'un d'autre, on sait trouver les mots, on raisonne et on philosophe, on a réponse à tout et à rien, on secoue la tête en fronçant les sourcils. Ah mais quand il s'agit de soi, on se mouche honteusement.
Je change d'avis toutes les 10 minutes sur ce qui est "positif" et ce qui est "négatif", ce qui doit être conservé et ce qui doit être jeté à la poubelle, ce dont je dois me féliciter et ce que je dois me reprocher. Mais je sais que je dois vraiment me reprocher d'avoir bousillé le laptop du boulot. Je me vois payer à vie les 1200 dollars qu'on me réclame pour sa réparation.
Il fait beau à Berkeley et aujourd'hui, c'était les aurevoirs avec Jooj, Em, Sach et Lee. Je crois que les aurevoirs sont un concept pourri, dans le sens où l'on ne se sent pas du tout mieux après.
Mais mon aurevoir le plus dur sera avec ma maison. Je refuse de prendre des photos mais je regarde les murs, me remémore toutes ces nuits de délicieux grignotage en regardant un DVD, mon résumé de bonheur en solitaire. C'est vrai, y a un mauvais souvenir, très très moche. Hideux même. Mais c'était mon chez moi et c'est idiot, mais j'ai insisté hier pour y passer la nuit, même si mon lit n'était plus là. Le parquet m'a tenue éveillée, tellement mon dos était cabossé, mais je crois que je ne résisterai pas à son appel cette nuit encore. Maso!
Bon, je promets d'arrêter de prendre ce blog pour un journal intime de gamine. Je vais aller nettoyer mon tiroir et enlever mon nom sur le sticker. Y a pas de pitié à avoir. Je n'en ai pas sur moi-même. Suis une gâtée de la nature.
Move in. Move out. Move on.
Hier c'était les yeux qui s'ouvrent tout d'un coup sur aujourd'hui. Les cartons, les sacs, les valises, la poussière en-dessous des tiroirs en plastique. Et lui qui part. Il me tend la main en me disant darling et il n'y avait plus de mots en moi, que des cascades de larmes et P. qui me frotte le dos.
Quand il s'agit de quelqu'un d'autre, on sait trouver les mots, on raisonne et on philosophe, on a réponse à tout et à rien, on secoue la tête en fronçant les sourcils. Ah mais quand il s'agit de soi, on se mouche honteusement.
Je change d'avis toutes les 10 minutes sur ce qui est "positif" et ce qui est "négatif", ce qui doit être conservé et ce qui doit être jeté à la poubelle, ce dont je dois me féliciter et ce que je dois me reprocher. Mais je sais que je dois vraiment me reprocher d'avoir bousillé le laptop du boulot. Je me vois payer à vie les 1200 dollars qu'on me réclame pour sa réparation.
Il fait beau à Berkeley et aujourd'hui, c'était les aurevoirs avec Jooj, Em, Sach et Lee. Je crois que les aurevoirs sont un concept pourri, dans le sens où l'on ne se sent pas du tout mieux après.
Mais mon aurevoir le plus dur sera avec ma maison. Je refuse de prendre des photos mais je regarde les murs, me remémore toutes ces nuits de délicieux grignotage en regardant un DVD, mon résumé de bonheur en solitaire. C'est vrai, y a un mauvais souvenir, très très moche. Hideux même. Mais c'était mon chez moi et c'est idiot, mais j'ai insisté hier pour y passer la nuit, même si mon lit n'était plus là. Le parquet m'a tenue éveillée, tellement mon dos était cabossé, mais je crois que je ne résisterai pas à son appel cette nuit encore. Maso!
Bon, je promets d'arrêter de prendre ce blog pour un journal intime de gamine. Je vais aller nettoyer mon tiroir et enlever mon nom sur le sticker. Y a pas de pitié à avoir. Je n'en ai pas sur moi-même. Suis une gâtée de la nature.
Move in. Move out. Move on.
Monday, August 07, 2006
Sunday, August 06, 2006
Bubble gum
Rien n'a plus de gout. Ou pas grand-chose. Comme ce chewing-gum que C. mastique pendant des heures. Des heures. On rumine de vieux sentiments de plenitude. On copie/colle a des choses insignifiantes.
J'ai trouve des restes de sourires dans les cartons a venir. Des choses auxquelles je n'avais pas accorde trop d'importance parce qu'il y avait un trop plein de belles choses.
Au Bubble lounge, ce soir, San Francisco suait dans une cave sans air. De beaux garcons se pavanaient aux bras de fades poupees sans culottes. Des fraises etaient trempees dans de la fondue de chocolat. Deux files parralleles se regardaient en attendant les toilettes. Un lapin courait sur place.
Quelqu'un s'est jete du haut du pont. Probablement quelqu'un qui trouvait le reste insupportablement fade. Heureusement que S. a une belle moto. Une belle, belle moto. Et moi aussi j'en veux une.
Mais dans une semaine, je dirai au revoir a la baie. Ca sera le debut d'une nouvelle phase: des restes de sourires dans des cartons, que je dois finir.
Oui, ca aurait ete bien, Milan. Meme pour 20 heures.
Every time I try to leave this place
Something inside says, "You can do better"
Round here
J'ai trouve des restes de sourires dans les cartons a venir. Des choses auxquelles je n'avais pas accorde trop d'importance parce qu'il y avait un trop plein de belles choses.
Au Bubble lounge, ce soir, San Francisco suait dans une cave sans air. De beaux garcons se pavanaient aux bras de fades poupees sans culottes. Des fraises etaient trempees dans de la fondue de chocolat. Deux files parralleles se regardaient en attendant les toilettes. Un lapin courait sur place.
Quelqu'un s'est jete du haut du pont. Probablement quelqu'un qui trouvait le reste insupportablement fade. Heureusement que S. a une belle moto. Une belle, belle moto. Et moi aussi j'en veux une.
Mais dans une semaine, je dirai au revoir a la baie. Ca sera le debut d'une nouvelle phase: des restes de sourires dans des cartons, que je dois finir.
Oui, ca aurait ete bien, Milan. Meme pour 20 heures.
Every time I try to leave this place
Something inside says, "You can do better"
Round here
Thursday, August 03, 2006
360°

D'habitude, je ne crois en la realisation de quelque chose que lorsque je la vois devant mes yeux. Mais la, ca y est, c'est confirme: nos documentaires passent sur...(roulement de tambours....) CNN! Oui, oui, oui, encore mieux que dans le plus inaccessible des reves! On va passer sur l'emission de Mister Anderson Cooper HIMSELF (c'est lui qui a fait sa star en couvrant l'ouragan Katrina et c'est lui qui a interviewe Angelina Jolie apres son accouchement). Ce beau gosse gay -avis aux interesses- realise une audience pas mal du tout (en comparaison avec les chiffres desastreux des news actuelles, bref..) et donc, ben, sans fausse modestie, ben je suis tres contente. Treeeees contente meme, je n'arrive toujours pas a le croire. Je l'ai cru lorsque le big boss m'a dit aujourd'hui d'aller m'acheter quelque chose a mettre in case in case, je n'en dirai pas plus.
Je suis tellement reconnaissante...a quelques personnes speciales, a cet endroit, a "wa mane zara3a 7assad".
Bref, tout ca, c'est pour le weekend du 9 ou du 16 Septembre, mais je ne sais pas a quelle heure, etc. Faut que je paufine le travail cette semaine. Quand je pense que c'est moi qui ai fait le montage et la moitie de la camera, ma tete passe pas la porte.
Ah,je viens de me souvenir que j'ai oublie de le dire a mes parents.
الحمد لله
Tuesday, August 01, 2006
Ca jazze a North Beach
Alors, je marchais, je marchais. Puis soudain, un bruit. Puis soudain, des bruits. Et la foule. La foule.
Ah, c'est le festival du quartier italien.
Ah, c'est le festival du quartier italien.
Sunday, July 30, 2006
Migraine [fiction]
Je me suis fait peur aujourd’hui. Je me suis convaincue que c’est cette migraine incessante qui m’a rendue si irritee a la vision de tous ces couples. J’ai feint le bonheur de voir tant d’amour autour de moi, toutes ces paires d’humains, des gros, des maigres, des blonds, des asiatiques, des Francais, des noirs, a se becotter, se caliner, se caresser, devant mes yeux. Meme la plus moche, meme le plus poilu, avait quelqu’un a ses cotes, quelqu’un a regarder avec ces yeux-la, quelqu’un avec qui partager son cookie, quelqu’un au creux duquel se nicher, avec qui partager sa bouteille d’eau, avec qui partager sa deception, ou sa joie. Ou ne rien partager. Mais avoir le choix.
Je ne connais plus ce sentiment. Etre deux. Compter pour deux, marcher a deux, faire les courses a deux, se retourner et sentir la presence de quelqu’un d’autre contre soi.
Je ne regarde plus personne, avec "ces yeux-la".
Je ravale ma rage que tous les magnifiques adjectifs que l'on me colle d'habitude restent au stade d'adjectifs. Je cale la rage bien au fond de moi-meme, puis je souris. Toujours ce stupide sourire, cette grimace de trois secondes le temps qu’on comprenne que “je suis heureuse pour vous, mais moi, je suis celibataire et contente de l’etre”. Rien n’est plus faux.
Je compte les jours depuis que c’est fini entre nous. C'est tout con comme le souvenir d'une chanson, d'un vetement, d'un parfum, peut vous ratatiner le moral.
J'evite certains endroits, pour m'eviter de me crisper, de me rememorer que c'etait hier. Juste hier. Comment c'est, deja? Cette excitation? Comment c'est, les yeux qui fixent un detail du corps, du visage? Une cicatrice qu'on se surprend a aimer, une odeur qui sonne comme un chemin familier, un cil qui sort du rang, une bouche qu'on connait, dent par dent.
C'est comment deja, les veines de tes bras? Et tes cheveux sur la nuque?
C'est comment deja, ta manie de mettre du sel sur tes tranches de pasteque?
Rien que d'y penser, j'ai encore plus mal a la tete.
Je ne connais plus ce sentiment. Etre deux. Compter pour deux, marcher a deux, faire les courses a deux, se retourner et sentir la presence de quelqu’un d’autre contre soi.
Je ne regarde plus personne, avec "ces yeux-la".
Je ravale ma rage que tous les magnifiques adjectifs que l'on me colle d'habitude restent au stade d'adjectifs. Je cale la rage bien au fond de moi-meme, puis je souris. Toujours ce stupide sourire, cette grimace de trois secondes le temps qu’on comprenne que “je suis heureuse pour vous, mais moi, je suis celibataire et contente de l’etre”. Rien n’est plus faux.
Je compte les jours depuis que c’est fini entre nous. C'est tout con comme le souvenir d'une chanson, d'un vetement, d'un parfum, peut vous ratatiner le moral.
J'evite certains endroits, pour m'eviter de me crisper, de me rememorer que c'etait hier. Juste hier. Comment c'est, deja? Cette excitation? Comment c'est, les yeux qui fixent un detail du corps, du visage? Une cicatrice qu'on se surprend a aimer, une odeur qui sonne comme un chemin familier, un cil qui sort du rang, une bouche qu'on connait, dent par dent.
C'est comment deja, les veines de tes bras? Et tes cheveux sur la nuque?
C'est comment deja, ta manie de mettre du sel sur tes tranches de pasteque?
Rien que d'y penser, j'ai encore plus mal a la tete.
Wednesday, July 26, 2006
Slow Motion
C'est l'ete a Rabat. Les megots de cigarettes ont double, triple dans le sable. Lkbal et lhendiya sont achetables aux revendeurs agrees. Les policiers ont change d'uniforme mais crevent toujours de chaud. C'est l'ete a Rabat, il y a courant d'air dans l'administration, courant d'air a la tele, courant d'air dans les journaux. Mais quels journaux? C'est l'ete a Rabat, les proprietaires de la mortadelle Koutoubia se frottent les mains. C'est l'ete a Rabat, Coca a un nouveau concours. C'est l'ete a Rabat, mademoiselle T. a un maillot different pour chaque journee sur la plage. Et le maquillage qui va avec. C'est l'ete a Rabat, les enfants ont des champignons sur la peau. C'est l'ete a Rabat, Hamid va encore vendre des Kojak sur la plage. JB revient pour le seul mois de son annee ou il est bien. M. nage en gardant la tete dehors pour pas abimer son brushing. C'est l'ete a Rabat, O. va apprendre a la nouvelle generation a rouler des oinj. C'est l'ete a Rabat, faut appeler Houria la veille pour l'epilation. Sinon, on se les garde, ses disgracieux. C'est l'ete a Rabat, y a un mariage a chaque coin de rue, un espoir a chaque coin de rue d'y rencontrer un/e "potentiel-le". Y a des plaques de voitures de Taliane et de Franssa, des chanceux qui sont la que pour les vacances. La della7a a toujours autant de pepins mais moins de gout. C'est l'ete a Rabat et y a que le Nirvana qui soit a la mode daba, parce qu'il y a une Grecque qui te sourit a la porte en te refusant l'entree parce que "t'es pas sur la guest-list". C'est l'ete a Rabat, t'as le choix entre Label Vie et Mega-Mall. C'est l'ete a Rabat, tu rencontres ta tante en tee-shirt a Marjane. C'est l'ete a Rabat et si tu portes pas un truc avec A/X* dessus, t'es pas "in". C'est l'ete a Rabat et faut snober Bouznika pour Oued Cherrat. C'est l'ete a Rabat et tous les jours se ressemblent. C'est l'ete a Rabat, et ca ne me manque pas.
A/X*: Armani Exchange. Mais ca peut etre Polo, Tommy, Faconnable, etc etc etc.
A/X*: Armani Exchange. Mais ca peut etre Polo, Tommy, Faconnable, etc etc etc.
Tuesday, July 25, 2006
Under Siege
Here on the slopes of hills,
facing the dusk and the cannon of time
Close to the gardens of broken shadows,
We do what prisoners do,
And what the jobless do:
We cultivate hope.
***
A country preparing for dawn. We grow less intelligent
For we closely watch the hour of victory:
No night in our night lit up by the shelling
Our enemies are watchful and light the light for us
In the darkness of cellars.
***
Here there is no "I".
Here Adam remembers the dust of his clay.
***
You who stand in the doorway, come in,
Drink Arabic coffee with us
And you will sense that you are men like us
You who stand in the doorways of houses
Come out of our morningtimes,
We shall feel reassured to be
Men like you!
***
[To a killer] If you had contemplated the victim’s face
And thought it through, you would have remembered your mother in the
Gas chamber, you would have been freed from the reason for the rifle
And you would have changed your mind: this is not the way
to find one’s identity again.
***
The siege is a waiting period
Waiting on the tilted ladder in the middle of the storm.
Mahmoud Darwish
Traduit par: Marjolijn De Jager
facing the dusk and the cannon of time
Close to the gardens of broken shadows,
We do what prisoners do,
And what the jobless do:
We cultivate hope.
***
A country preparing for dawn. We grow less intelligent
For we closely watch the hour of victory:
No night in our night lit up by the shelling
Our enemies are watchful and light the light for us
In the darkness of cellars.
***
Here there is no "I".
Here Adam remembers the dust of his clay.
***
You who stand in the doorway, come in,
Drink Arabic coffee with us
And you will sense that you are men like us
You who stand in the doorways of houses
Come out of our morningtimes,
We shall feel reassured to be
Men like you!
***
[To a killer] If you had contemplated the victim’s face
And thought it through, you would have remembered your mother in the
Gas chamber, you would have been freed from the reason for the rifle
And you would have changed your mind: this is not the way
to find one’s identity again.
***
The siege is a waiting period
Waiting on the tilted ladder in the middle of the storm.
Mahmoud Darwish
Traduit par: Marjolijn De Jager
Monday, July 24, 2006
Poisse
Khaled chante a Casa
Sans moi
L'ete dernier
J'etais a Casa
Et il donnait un concert gratuit
A...San Francisco
Sans moi
L'ete dernier
J'etais a Casa
Et il donnait un concert gratuit
A...San Francisco
Sunday, July 16, 2006
Saturday, July 15, 2006
From Beiruth with love
Email de mon amie K., actuellement a Beyrouth, recu ce matin:
"najlae ma cherie,
je vais ben ainsi que toute ma famille. alhamdoulilah.
je vis un film ici. serieux. i used to see war on T.V. here I see it live. bombs dropping, the sound of israeli planes, the smell of fire, crazy smoke, the windows of the house shaking,les ambulances.... un film noir. mais on va bien. pour l'instant surtout les infrastructures pas trop de civilians.a l'ambassade c un film aussi. le telephone n'arrete pas de sonner. les marocains s'echapent dans des bus vers la syrie. a surreal experience. but a lot to learn from it.
je t'embrasse."
k.
Allah yahfad ou safi. C'est seulement lorsqu'on a des etres chers quelque part que l'on s'inquiete VRAIMENT, au-dela de la simple empathie humaine. Chiennes de guerres.
"najlae ma cherie,
je vais ben ainsi que toute ma famille. alhamdoulilah.
je vis un film ici. serieux. i used to see war on T.V. here I see it live. bombs dropping, the sound of israeli planes, the smell of fire, crazy smoke, the windows of the house shaking,les ambulances.... un film noir. mais on va bien. pour l'instant surtout les infrastructures pas trop de civilians.a l'ambassade c un film aussi. le telephone n'arrete pas de sonner. les marocains s'echapent dans des bus vers la syrie. a surreal experience. but a lot to learn from it.
je t'embrasse."
k.
Allah yahfad ou safi. C'est seulement lorsqu'on a des etres chers quelque part que l'on s'inquiete VRAIMENT, au-dela de la simple empathie humaine. Chiennes de guerres.
Thursday, July 13, 2006
Aperitif
Le trailer du documentaire de Aliza et Cerissa est en ligne. Elles aussi ont suivi les soldats americains, mais plutot au Moyen-Orient. Leur documentaire s'appelera "Keep Rockin' in the Muslim world".
Wednesday, July 12, 2006
Monday, July 10, 2006
Sunday, July 09, 2006
La vita en Azzurre
Oui, bien sur, les Italiens, ces bellatres, tricheurs, acteurs, pleins de chichis, poseurs, qui meritent pas leur qualification en finale. Et bien sur, ces photos pour D&G! Affreusement gay n'est-ce pas!

Moi, j'adore Zizou et tant mieux s'il offre a la France une nouvelle Coupe, mais quant a ma petite personne, les Italiens, ca me va parfaitement.
[UPDATE]: hehehe

Moi, j'adore Zizou et tant mieux s'il offre a la France une nouvelle Coupe, mais quant a ma petite personne, les Italiens, ca me va parfaitement.
[UPDATE]: hehehe
Malo, pero tan bien
Merci a Labelash de m'avoir fait decouvrir Bebe, il y a un an. Je suis allee a son concert mercredi, a San Francisco. J'etais extenuee physiquement mais ca en valait vraiment le coup. L'artiste, deguisee en pirate, a excelle dans tous les styles. Un peu rock star, un peu gitane. L'ambiance etait extra. Elle a mis le feu. I just loved it.
Tuesday, July 04, 2006
Monday, July 03, 2006
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