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Sunday, February 04, 2007

La toile en partage

Les routes les plus escarpées de la solitude peuvent nous mener à bien des choses, y compris aux blogs. J’aime bien retourner aux archives de certains amis blogueurs et relire les commentaires, etc. Bien sûr, ma perception actuelle est différente de celle que j’avais à Berkeley, les yeux globuleux, sacrifiant mon sommeil à m’extasier devant le talent des uns et des autres.
Là, je tape cette ébauche de post sur Microsoft word et je me rends compte que les mots blog et bloggers (en français aussi) sont soulignés en rouge. Vivement que ça rentre dans le dico (c’est déjà fait je pense pour les éditions papier, c’est le logiciel qui doit être actualisé). Je m’égare là.
Je disais donc: autant la lecture, le surf sur les blogs des autres, se fait dans une solitude, presque délicieuse, lorsqu’on tombe sur des égratignures en textes, des presque poèmes, des souvenirs qui font sourire, parce qu’ils nous rappellent les nôtres, dits différemment, avec plus de larmes, ou davantage de détails ou moins de retenue, autant on se dit que la personne de l’autre côté de son écran 14 pouces doit ressentir ce plaisir de partager. Pas de plaisir, pas d’actualisation de contenu, n’est-ce pas ?
Je me plais à imaginer dans quelles conditions chacun de vous, amis bloggers, écrivez. Loula après que les enfants soient allés se coucher, avec un bon verre maybe et de la musique en fond sonore ? La Seine, dans ton petit salon si cozy. GarAmud, quand et où écrivais-tu ? La beautiful Sun Li en caressant son toutou et croquant une pomme. Les autres qui le font en écoutant leur conjoint d’une oreille distraite. Celui qui le fait au bureau en évitant de répondre à l’email urgentissime du management-en-chef. Celui qui le fait le soir, devant sa télé, dans sa ghorba géographique. Celle qui le fait après s’être coupée les ongles (pour une raison ultra-confidentielle bien entendu), l’ordi sur les genoux et les pieds croisés sur la table. Elle remue des orteils. Ah mais elle, je la connais bien et elle attend vos réactions.