
Arnaque monumentale qu'est le dernier Wong-Kar Wai. Trois ans après le bittersweet 2046 et sept ans après le nostalgique, soyeux, pudique, asymétrique et ivre In the mood for love, il sert une sorte de film godiche, lent, ennuyeux, avec une Norah Jones fade comme ses chansons, un Jude Law au regard vitreux, un scénario lourd, où on se demande en permanence quand est-ce que le film va "vraiment commencer". Le synopsis décrivait vaguement une "recherche du sens de l'amour après une déception amoureuse". La réalisation est encore plus vague que le scénario. On cherche désespérément la movie dans "road-movie". Les séquences ne sont que des prétextes à invoquer la bande son, et non pas le contraire. On aurait dit que Wai s'essayait à un nouveau logiciel de montage, tant il a abusé du "blur" et autres effets bizzarroïdes dont on se serait bien passés. A part une éblouissante Natalie Portman, le seul moment ultra-marketé du film, et seul argument de vente de l'affiche, est un baiser torticolien à la minute 90. Les entartrés aux myrtilles que nous sommes sommes plus motivés pour Rambo4! Vivement!