F. me reproche de trop regarder son décolleté. Ce n'est pas de ma faute, moi, si ça donne envie de regarder. Difficile d'ailleurs de ne pas regarder, surtout lorsqu'elle porte son fameux top noir. Le difficile devient impossible lorsqu'elle est habillée toute en mauve. F. dit avoir perdu 20 kilos, à force de volonté et de régime tinninien. Elle se sent mieux dans sa peau, ça se voit et ça me fait plaisir.
Maintenant, que l'on ne s'y méprenne pas: je ne suis pas amatrice de belles filles, mais ça ne m'empêche pas de le dire, quand une fille est jolie (et les mecs, n'en parlons pas!).
Mais a-t-il fallu que F. passe par un régime pour qu'on lui dise qu'elle est jolie?
A-t-il fallu que F. passe par un régime pour se trouver jolie?
Faut-il que je passe par un traitement anti-acné pour me trouver jolie? Peut-être.
Faut-il que je me mette un appareil dentaire bien moche pour me sentir jolie? Sûrement.
Thursday, July 28, 2005
Wednesday, July 27, 2005
Pour une poignée de rials...
Mme Khadija raccrocha. Je sautais de joie. "Enfin, je vais pouvoir encaisser ce maudit chèque". "Méfie-toi", me dit mon "baba" adoptif du journal. "Ce sont tous des salauds, ces gens du service financier".
Je vais avec H. déposer sa demande d'emploi chez Dell à l'immeuble Zénith, là même où se trouve la société P. SARL (P comme pêt, pourris, pipi-de-chat, pingres, etc). Il est 14h30, le soleil a l'air de s'être approché à 1km au-dessus de nos têtes. Mon crâne bouillonne, mon écran total coule sur mon front. H. prend son courage à quatre mains et pousse la porte de Dell, alors qu'en sortent des dizaines de cadres dynamiques et de cadresses dynamites (comprendre: qritissates). Je cherche désespérement le siège de la société P. Les bonshommes de la sécurité ne savent que dalle. J'aperçois soudain la plaque du groupe A. auquel appartient la société P.
Sécurité à tous les étages. Je franchis le barrage assistante de direction et cherche M. Alami, le Môssieu Flouss. Mais il n'y a que Mme Khadija, une bonne femme bien ronde qui discutait caftan avec sa belle-soeur. Je n'aurais pas dû interrompre, moi et mon sourire de prolétaire venant toucher un chèque. J'ai été très gentille, j'ai attendu patiemment alors qu'elle cherchait mon fameux chèque. Elle me le tendit avec la question fatale: "j'espère que vous avez un compte". Je mentis: "non, je n'en ai pas", en pensant à mon découvert de 800 dirhams chez Crédit du Maroc. Putains de frais de tenue de compte. Elle relança: "vous pouvez le donner à quelqu'un pour le verser sur son compte et vous donner du liquide en contrepartie". Je colérais ferme: "qui par exemple?". Je haussai le ton. Elle haussa les épaules.
Je quittai le bureau le visage rouge, le sang à 80 degrés, la mâchoire supérieure serrée contre sa voisine du dessous.
Le lendemain, Hicham, le beau gosse de coursier du journal, va encaisser mon chèque à ma place, à la SGMB située pratiquement à l'entrée de Rabat (ou à la sortie de Casa, ça revient au même: 30 dh de taxi). Il revient bredouille. "Ils ont dit qu'il y avait rien dans leur compte". Et pourtant, je n'ai pas rêvé: il y avait pourtant 58 pages de pub contre 14 pages de "contenu" dans le nouveau numéro de P. que j'ai "lu" hier dans le train de 21h30.
Vive le statut de salarié, quand on reçoit son virement tranquillos à la fin de chaque mois.
J'ai appelé Mme Khadija. Elle me répond: "vous n'avez qu'à revenir pour que je vous donne un nouveau chèque d'une autre banque, encaissable cette fois".
T'aurais pas pu me le donner dès le début?
"Des requins, je te dis", dixit baba adoptif.
Je vais avec H. déposer sa demande d'emploi chez Dell à l'immeuble Zénith, là même où se trouve la société P. SARL (P comme pêt, pourris, pipi-de-chat, pingres, etc). Il est 14h30, le soleil a l'air de s'être approché à 1km au-dessus de nos têtes. Mon crâne bouillonne, mon écran total coule sur mon front. H. prend son courage à quatre mains et pousse la porte de Dell, alors qu'en sortent des dizaines de cadres dynamiques et de cadresses dynamites (comprendre: qritissates). Je cherche désespérement le siège de la société P. Les bonshommes de la sécurité ne savent que dalle. J'aperçois soudain la plaque du groupe A. auquel appartient la société P.
Sécurité à tous les étages. Je franchis le barrage assistante de direction et cherche M. Alami, le Môssieu Flouss. Mais il n'y a que Mme Khadija, une bonne femme bien ronde qui discutait caftan avec sa belle-soeur. Je n'aurais pas dû interrompre, moi et mon sourire de prolétaire venant toucher un chèque. J'ai été très gentille, j'ai attendu patiemment alors qu'elle cherchait mon fameux chèque. Elle me le tendit avec la question fatale: "j'espère que vous avez un compte". Je mentis: "non, je n'en ai pas", en pensant à mon découvert de 800 dirhams chez Crédit du Maroc. Putains de frais de tenue de compte. Elle relança: "vous pouvez le donner à quelqu'un pour le verser sur son compte et vous donner du liquide en contrepartie". Je colérais ferme: "qui par exemple?". Je haussai le ton. Elle haussa les épaules.
Je quittai le bureau le visage rouge, le sang à 80 degrés, la mâchoire supérieure serrée contre sa voisine du dessous.
Le lendemain, Hicham, le beau gosse de coursier du journal, va encaisser mon chèque à ma place, à la SGMB située pratiquement à l'entrée de Rabat (ou à la sortie de Casa, ça revient au même: 30 dh de taxi). Il revient bredouille. "Ils ont dit qu'il y avait rien dans leur compte". Et pourtant, je n'ai pas rêvé: il y avait pourtant 58 pages de pub contre 14 pages de "contenu" dans le nouveau numéro de P. que j'ai "lu" hier dans le train de 21h30.
Vive le statut de salarié, quand on reçoit son virement tranquillos à la fin de chaque mois.
J'ai appelé Mme Khadija. Elle me répond: "vous n'avez qu'à revenir pour que je vous donne un nouveau chèque d'une autre banque, encaissable cette fois".
T'aurais pas pu me le donner dès le début?
"Des requins, je te dis", dixit baba adoptif.
Tuesday, July 26, 2005
Smoky Adil (fiction assez dégeu)
Je ne salue plus Adil même s'il fait la navette avec moi tous les matins. C'est un garçon assez maigre, très grand avec le visage osseux et les cheveux rares. Il est cependant très gentil. C'était l'ami d'enfance d'un bonhomme avec qui j'avais fait un stage dans un portail internet. Il déjeunait souvent avec nous dans un snack miteux du fabuleux quartier Benjdia, près de l'immeuble "17 étages", dans la même avenue où je dois passer chercher mon Caftan cette semaine pour le mariage de Hachouma (future entry inshallah). Adil était connu pour ses cigarettes avant, pendant et après le sandwich "saucette" farci aux frites. D'ailleurs, dans le train, c'est pareil. Il se lève, pose son Assabah juste après avoir fini la chronique du fumeux Rachid Ninni et va s'en griller une dans l'espace situé à la fin des wagons. Ca lui permet de pratiquer son sport favori: le "thanziz" de derrières marocaines (ce n'est pas une faute de frappe) peinant à ouvrir les portières de wagons. Mais son hobby de toujours est l'astiquage du fond de ses narines avec un dévouement sans pareil. Je l'ai vu, moi, enfonçant son index, puis son pouce (désolée de choquer les yeux sensibles), les retourner et libérer la voie à une respiration handicappée par la cigarette. Il fait même des petites boulettes et les lance contre la carte du réseau de l'ONCF en visant sa ville natale: El Jadida. Après avoir balisé le tronçon autoroute allant de Casa à El Jadida, il revient s'asseoir pour lire les pages sportives, non sans avoir salué Abdelfattah, qui travaille dans le même immeuble, et avec qui il va se partager les 5 dh de frais de taxi.
How I lost my best friends
What happened to me? I'm like an orphan with parents. Mom told me in her email "it's like being in Morocco and feeling you're still abroad".
That's life. Move on. Each one follows a way, drowns in the flow. I hate it.
D. got married. I wasn't expecting to see him only twice in a month. I almost don't wanna think about him. It hurts me everyday. I know he thinks of me, but he told me "I wish there were 48 hours in one day, to be able to do all the things I want to do". I don't care. I want no excuses, just time for me.
H. got lost. She doesn't know what, when, where and I can't find it for her. I'm leaving her space, ask for authorization to get into her bubble, but then when I see her, I forget how angry I am.
H. fell in love...with the wrong person. I'm repeating: the wrong person. So, we had these weid days when I was avoiding him then arguing on the phone. Bad, bad days. But I doubt it's over.
Don't tell me "that's life".
That's life. Move on. Each one follows a way, drowns in the flow. I hate it.
D. got married. I wasn't expecting to see him only twice in a month. I almost don't wanna think about him. It hurts me everyday. I know he thinks of me, but he told me "I wish there were 48 hours in one day, to be able to do all the things I want to do". I don't care. I want no excuses, just time for me.
H. got lost. She doesn't know what, when, where and I can't find it for her. I'm leaving her space, ask for authorization to get into her bubble, but then when I see her, I forget how angry I am.
H. fell in love...with the wrong person. I'm repeating: the wrong person. So, we had these weid days when I was avoiding him then arguing on the phone. Bad, bad days. But I doubt it's over.
Don't tell me "that's life".
Sunday, July 17, 2005
Moukhayam pour tous
Doha secoua la tête. Qu'est ce qu'elle a de la chance, cette Syrab, de vivre à la grande Casa, d'être dans un collège mixte et d'avoir des parents "cool" qui la laissent sortir à ce quartier Maârif, où il y a toutes ces boutiques de vêtements et ces cafés où les filles vont et fument. A Meknès, le papa de Doha a arrêté de l'envoyer à l'institut français le samedi après-midi. Il y est venu un jour par surprise et l'a vue parler à un garçon. Doha a été traitée de tous les noms et privée de Français.
Et puis, un jour, sa mère a négocié avec lhaj pour laisser Doha aller en colonie de vacances. Sa première fois. Doha volait de joie à l'idée de partir pour deux semaines loin de la maison. Et même si Ifrane, ce n'est finalement pas si loin de Meknès, elle en serait dépaysée. Lhaj n'avait pas accepté de laisser Doha partir à une colonie près de la mer. Les plages et l'exhibitionnisme? Jamais.
A Rass El Ma, Doha se fait tout plein de copines. Elles apprennent à tout faire toutes seules. Mais au moins, elles sont ensemble. Doha n'a que des frères, trois frères. Là, elle a des copines qui ne sont pas obligées de rentrer chez elles après 18 h.
Et toute la journée, leur jolie encadrante, Hanane, est avec elles. Hanane est de Fès, elle a la voix douce et les cheveux châtains et brillants. Doha rêve de lui ressembler, lorsqu'elle sera grande.
Dans la tente, Syrab raconte encore comment un garçon dans une Mercédès l'a suivie pendant tout un après-midi dans le Maârif, croyant qu'elle avait 18 ans, alors qu'elle n'en a que 14. Les aventures de Syrab sont interrompues par Hanane, qui demande aux filles de se coucher car elles devront se lever tôt le matin pour de nouvelles activités. Hanane quitte la tente pour aller papoter avec Ichrak et Houda, les autres monitrices du camp. Syrab reprend son récit, son visage de poupon éclairé par une longue bougie blanche. Les filles bâillent, s'endorment une à une. Pas la bougie.
L'haj n'aurait pas dû la laisser partir.
Et puis, un jour, sa mère a négocié avec lhaj pour laisser Doha aller en colonie de vacances. Sa première fois. Doha volait de joie à l'idée de partir pour deux semaines loin de la maison. Et même si Ifrane, ce n'est finalement pas si loin de Meknès, elle en serait dépaysée. Lhaj n'avait pas accepté de laisser Doha partir à une colonie près de la mer. Les plages et l'exhibitionnisme? Jamais.
A Rass El Ma, Doha se fait tout plein de copines. Elles apprennent à tout faire toutes seules. Mais au moins, elles sont ensemble. Doha n'a que des frères, trois frères. Là, elle a des copines qui ne sont pas obligées de rentrer chez elles après 18 h.
Et toute la journée, leur jolie encadrante, Hanane, est avec elles. Hanane est de Fès, elle a la voix douce et les cheveux châtains et brillants. Doha rêve de lui ressembler, lorsqu'elle sera grande.
Dans la tente, Syrab raconte encore comment un garçon dans une Mercédès l'a suivie pendant tout un après-midi dans le Maârif, croyant qu'elle avait 18 ans, alors qu'elle n'en a que 14. Les aventures de Syrab sont interrompues par Hanane, qui demande aux filles de se coucher car elles devront se lever tôt le matin pour de nouvelles activités. Hanane quitte la tente pour aller papoter avec Ichrak et Houda, les autres monitrices du camp. Syrab reprend son récit, son visage de poupon éclairé par une longue bougie blanche. Les filles bâillent, s'endorment une à une. Pas la bougie.
L'haj n'aurait pas dû la laisser partir.
Friday, July 15, 2005
Qui s'y frotte..S'y pik
Et un beau jour, je me suis rendue compte que K. n'était autre que...mon collègue de bureau! Comme le monde est petit. Et dire que j'ai passé des heures à lire son blog en me demandant qui pouvait être ce phénomène extroverti et si drôle. Et maintenant, on prend nos trains ensemble, on papote, on marche jusqu'au bureau et on partage couscous et biscuits Henry's.
Je ne me serais jamais doutée..Comme quoi il y a bien une vie après le virtuel. Ca me fait bizarre qu'il change de boîte dans pas longtemps mais je me réjouis d'avoir percé le mystère. Vive le net.
Je ne me serais jamais doutée..Comme quoi il y a bien une vie après le virtuel. Ca me fait bizarre qu'il change de boîte dans pas longtemps mais je me réjouis d'avoir percé le mystère. Vive le net.
Tuesday, July 12, 2005
Baddou et les anges
Mercredi, je dois aller à une présentation de Yasmina Baddou sur "la lutte contre le phénomène des enfants des rues, qui subissent l'exclusion sociale, la maltraitance et l'exploitation". Une énième merdouille.
Maintenant, la réalité:
Hier, quartier Racine, en face du magasin Style de Vie. Un petit garçon, 7-8 ans. Littéralement en haillons. Il marche en sandalettes, titube. Il plane. Il sourit, le petit pas mouché. Sa braguette est ouverte. Mais il aime le courant d'air, il fait chaud aujourd'hui. Il s'arrête. Il sort son petit zizi puis fait pipi dans un ballon d'eau jaune, le même genre de ballons d'eau avec lesquels on s'est tellement éclatés, petits, à la piscine ou pendant Âchoura. Le ballon plein, il essaie de faire un petit noeud et continue à marcher, en le portant dans la main. Après quelques pas, il le jette sur un immeuble. Le ballon éclate. Le petit arrête de sourire. Merci Baddou.
Maintenant, la réalité:
Hier, quartier Racine, en face du magasin Style de Vie. Un petit garçon, 7-8 ans. Littéralement en haillons. Il marche en sandalettes, titube. Il plane. Il sourit, le petit pas mouché. Sa braguette est ouverte. Mais il aime le courant d'air, il fait chaud aujourd'hui. Il s'arrête. Il sort son petit zizi puis fait pipi dans un ballon d'eau jaune, le même genre de ballons d'eau avec lesquels on s'est tellement éclatés, petits, à la piscine ou pendant Âchoura. Le ballon plein, il essaie de faire un petit noeud et continue à marcher, en le portant dans la main. Après quelques pas, il le jette sur un immeuble. Le ballon éclate. Le petit arrête de sourire. Merci Baddou.
Cauchemar
J'ai rêvé que je t'avais crié tes quatre vérités à la figure.
"Salaud. Tu es un salaud".
Je me retourne dans mon lit. 3h43. Merde.
Tu me poursuis dans la maison. Tout est vide. Je sens la peau de mes pieds sur les carreaux froids. Mon corps bouillonne alors que j'essaie de t'échapper. Je tombe dans les escaliers. J'ai les côtes endolories, mais je me relève pour te planter un couteau dans le ventre. C'est comme si je me le plantais à moi-même.
A tes funérailles, je me pleure.
"Salaud. Tu es un salaud".
Je me retourne dans mon lit. 3h43. Merde.
Tu me poursuis dans la maison. Tout est vide. Je sens la peau de mes pieds sur les carreaux froids. Mon corps bouillonne alors que j'essaie de t'échapper. Je tombe dans les escaliers. J'ai les côtes endolories, mais je me relève pour te planter un couteau dans le ventre. C'est comme si je me le plantais à moi-même.
A tes funérailles, je me pleure.
Friday, July 08, 2005
Little Rock
Busy days. Lack of sleep.
We're waiting for the Couscous; provided by Wafae Amrani, from the finance department. My first Couscous with La Vie éco after countless couscous with Maroc Hebdo, in the garden.
My life changed. And I changed.
Yesterday, I went out in Casa, for the first time. Kenz, Fatine, Jiji, Karim, Marouane and me. We had fun. I danced. But I always have this melancholy inside. I can't help it.
The second part of the night, at the Amstrong, needs another entry. But one thing is for sure: I need to change my behaviour with a lot of people. I don't wanna hurt anyone.
We're waiting for the Couscous; provided by Wafae Amrani, from the finance department. My first Couscous with La Vie éco after countless couscous with Maroc Hebdo, in the garden.
My life changed. And I changed.
Yesterday, I went out in Casa, for the first time. Kenz, Fatine, Jiji, Karim, Marouane and me. We had fun. I danced. But I always have this melancholy inside. I can't help it.
The second part of the night, at the Amstrong, needs another entry. But one thing is for sure: I need to change my behaviour with a lot of people. I don't wanna hurt anyone.
Monday, June 20, 2005
Realities that hurt
Statistics published by the United Nations have revealed that illiteracy among women in Morocco who are not less than 15 years old is at 64 percent, in Algeria 43 percent and in Tunisia at 39 percent. As for illiteracy among men, it is as follows Morocco 38 percent Algeria 24 percent and Tunisia 19 percent.
All in all, in the Middle East and North Africa, there are 75 million illiterates, and the fast increase in their populations causes a corresponding increase in illiteracy, poverty, ignorance, and backwardness.
Source: www.albawaba.com
All in all, in the Middle East and North Africa, there are 75 million illiterates, and the fast increase in their populations causes a corresponding increase in illiteracy, poverty, ignorance, and backwardness.
Source: www.albawaba.com
Sunday, June 19, 2005
Red and green
Today, I saw what a real graduation was. Not that the one we had at the J-school was not good. On the contrary. It's just that for undergrads, dimensions are much bigger, especially at UCLA. I thought it was very touching and the organization was almost perfect. I was amused to see two faculty members singing for the audience. The ceremony was long and the families impatient. Emotion was palpable everywhere, in the smiles of the Bachelors, their parents' pride and the thousands of pictures taken everywhere. UCLA's campus is beautiful, especially when it's sunny. A lot if girlies in Dior accessories at the Anderson school but one unique thing: a Moroccan flag.
Thursday, June 16, 2005
Blague à part
Quand le bébé est arrivé, il était heureux. Heureux comme personne. En plus, c'était un garçon. Puis, avec les nuits blanches, les pleurs, les biberons, il a aimé beaucoup moins être papa. Et avec sa cellulite, ses cernes et ses cheveux, il a aimé beaucoup moins être mari.
Maintenant, le petit garçon a grandi, mais son papa s'enferme à double-tour dans sa chambre à coucher et écrit dans un blog les aventures qu'il aimerait vivre sur l'homme qu'il aurait aimé être.
Maintenant, le petit garçon a grandi, mais son papa s'enferme à double-tour dans sa chambre à coucher et écrit dans un blog les aventures qu'il aimerait vivre sur l'homme qu'il aurait aimé être.
La métamorphose
Et pourquoi je me casserais le c** à faire le boulot correctement, rester le dernier au boulot, de me griller en même temps que mes clopes, de m'énerver à ré-expliquer des évidences à ces imbéciles de collègues? Après tout, on n'est qu'au Maroc.
Et le lendemain, au réveil, il était fonctionnaire.
Et le lendemain, au réveil, il était fonctionnaire.
Gnaoua mood
Des murs jaunes; des marches colorées de mosaïque et; en haut, une petite terrasse. On traverse la terrasse aux transats vides et vue sur une ruelle de la médina. Une porte, au fond. Une porte verte en fer. "Chambre pour trois", sourit l'hôtellier moustachu.
Et puis, rien. Que des sourires, des regards et des promenades dans le vent. Les vagues, les Alizés, la musique en fond toute la journée, toute la nuit, les after dans les riads assis sur les tapis, avec des dizaines d'étrangers juste contents d'être là et se passant la Siniya de thé.
Dans la petite boutique "au petit bonheur la chance", je trouve le pendentif que j'ai toujours voulu. Il est resté pendu à mon cou pendant plus d'une année. Puis, un jour, il a disparu avec mes souvenirs.
Et puis, rien. Que des sourires, des regards et des promenades dans le vent. Les vagues, les Alizés, la musique en fond toute la journée, toute la nuit, les after dans les riads assis sur les tapis, avec des dizaines d'étrangers juste contents d'être là et se passant la Siniya de thé.
Dans la petite boutique "au petit bonheur la chance", je trouve le pendentif que j'ai toujours voulu. Il est resté pendu à mon cou pendant plus d'une année. Puis, un jour, il a disparu avec mes souvenirs.
Tuesday, June 14, 2005
J- 7
In exactly one week, I'll be home. The notion of home is arguable, I agree, but still. I can't wait to see my dad's face among people waiting at the airport. My mom will already be in the US. Her being here will take away half of the happiness to be in Morocco (and 99% of the good food I was fantasizing on). Of course, I have a lits of things I HAVE to do, people I HAVE to see but, often, I surrender to only seeing people I WANT to see and doing things I WANT to do.
I'm excited to work although I don't know yet how, why, when and who with.
I have this bittersweet feeling. And I hate it. I wish I was more simple.
I'm excited to work although I don't know yet how, why, when and who with.
I have this bittersweet feeling. And I hate it. I wish I was more simple.
Wednesday, June 08, 2005
Soldiers
Et je me souviens de cette affiche un peu partout en Californie, montrant Arnold "he wheels and he deals" puis une infirmière "she heals". Je n'ai jamais eu autant de respect pour les infirmières que depuis que je passe mes journées à l'hôpital. C'est fou. Quelle gentillesse, quelle amabilité, quelle présence. Un sens de la communication et du réconfort que nos meilleurs médecins n'ont jamais eu. Une efficacité qui m'a laissée béate. Et ces sourires, mon Dieu...
Bref, j'ai dépassé ma phobie des hôpitaux au Scripps Memorial.
Et je ne parle même pas de ces volontaires, de 17 à 92 ans, qui passent leurs journées à tricoter des bonnets, à faire de la lecture, marcher avec des patients...
Et last but not least, tous les dons que reçoit l'hôpital, de millionnaires mais aussi de gens aisés qui partagent, financent, soutiennent.
"De vrais anges", dixit Tant Nadia ".
Bref, j'ai dépassé ma phobie des hôpitaux au Scripps Memorial.
Et je ne parle même pas de ces volontaires, de 17 à 92 ans, qui passent leurs journées à tricoter des bonnets, à faire de la lecture, marcher avec des patients...
Et last but not least, tous les dons que reçoit l'hôpital, de millionnaires mais aussi de gens aisés qui partagent, financent, soutiennent.
"De vrais anges", dixit Tant Nadia ".
Friday, June 03, 2005
Home bitter Home
I have to admit it: I miss the Bay Area. I think about it, all the time. I don't know what exactly: my studio, the J-School or some special people. Maybe a little bit of all.
The more I go, the less I miss home. This is very dangerous, it never happened. One thing keeps me obssessed by Morocco: blogs and people's lives back home and, of course, news.
I imagine myself in Casa, or Marrakech. I close my eyes, I think of my friends, then I remember Rabat, the boredom, some other things I don't wanna talk about. I open my eyes. I'm scared of next year.
The more I go, the less I miss home. This is very dangerous, it never happened. One thing keeps me obssessed by Morocco: blogs and people's lives back home and, of course, news.
I imagine myself in Casa, or Marrakech. I close my eyes, I think of my friends, then I remember Rabat, the boredom, some other things I don't wanna talk about. I open my eyes. I'm scared of next year.
Auntie Najlae
Adam added his crying symphony to the cacophony of this world on June 1st, 2005 at 3:32 pm.
I held him in my arms today with so much emotion and a lot of love.
I held him in my arms today with so much emotion and a lot of love.
Wednesday, June 01, 2005
Stairway to heaven
I'm watching Traffic. I love Soderbergh's movies but I find this one so well-made, so well thought. I can't help thinking about Morocco. Drugs, like coke and ecstasy, have more and more fans. I talked yesterday for a moment with somebody who spent quite some time immersed in an environment he was never supposed to know. I mean, in Morocco, families are quite careful about where the kids go and who with. Obviously, the "busy parents" or "cool parents" side is taking over. The guy, let's call him Amine, saw kids of 15 years old sniffing coke, buying grams for 1000 dh (100 bucks) and diving into a new trip. According to him, we're not only talking about kids going to French or American schools but also public schools.
What's wrong?
I've seen haschisch all my life, everywhere, but I've never been even tempted to try. Education you say? Well, even if I had been tempted, it's candy compared to ecstasy or coke.
Kids are bored. Kids are lost. Parents are worse.
How can a 15 years old regularly get a hundred bucks to buy drugs? Do parents realize? The guy, who recovered from a bad, bad trip, said dealers started to sell half-grams for 50 bucks to make the merchandise accessible to all. In Traffic, the anti-drug leader discovers that his own daughter is an addict. Depressing. Awakening.
What's wrong?
I've seen haschisch all my life, everywhere, but I've never been even tempted to try. Education you say? Well, even if I had been tempted, it's candy compared to ecstasy or coke.
Kids are bored. Kids are lost. Parents are worse.
How can a 15 years old regularly get a hundred bucks to buy drugs? Do parents realize? The guy, who recovered from a bad, bad trip, said dealers started to sell half-grams for 50 bucks to make the merchandise accessible to all. In Traffic, the anti-drug leader discovers that his own daughter is an addict. Depressing. Awakening.
Monday, May 23, 2005
Blog.ma & Blog.com
It's almost 2 a.m and it's been maybe 5 hours that I'm just reading blogs of Moroccans in Morocco, Moroccans abroad and foreigners-mostly Americans- in Morocco. I love these blogs. You know, just like small windows in people's minds and hearts. I am fascinated by the eloquence of those young Moroccans, their crazy ideas, their irreverent sense of humor, their will to bring some change in that land.
On the other hand, I am amazed by the foreigner's experiences. I admire the Peace Corps volunteers, for deciding to go to this exotic weird country, just like that, to help, to see, to live something different. But most of the time, they have more than a moderate dose of exotism! They end up in some obscure villages in some unknown places. They live the modest lives of modest people and just try to adapt to the endless bizarre situations and social "things" (don't know how to call that).
Of course, if they were staying in Casablanca, Rabat or Marrakesh, things would have been different. But somewhere, I envy them...
On the other hand, I am amazed by the foreigner's experiences. I admire the Peace Corps volunteers, for deciding to go to this exotic weird country, just like that, to help, to see, to live something different. But most of the time, they have more than a moderate dose of exotism! They end up in some obscure villages in some unknown places. They live the modest lives of modest people and just try to adapt to the endless bizarre situations and social "things" (don't know how to call that).
Of course, if they were staying in Casablanca, Rabat or Marrakesh, things would have been different. But somewhere, I envy them...
Monday, May 16, 2005
My pride
www.cnstv.org
It's been a great year, quality work, team spirit. The February 8th show was definitely my favorite. I enjoyed being a producer, a reporter and an editor. Looking forward to next year, same great crew, different stories.
It's been a great year, quality work, team spirit. The February 8th show was definitely my favorite. I enjoyed being a producer, a reporter and an editor. Looking forward to next year, same great crew, different stories.
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