Wednesday, October 24, 2007

Sous Presse

80 journalistes accompagnent la visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc. Il ne leur faudra pas longtemps pour dépasser leur joli QG et aller à la pêche à l'info, officieuse dirons-nous.

Maroc 2010

Le chiffre du jour est à lire dans la MAP et m'a réellement fait pleurer de rire (ou pleurer tout court):
"ESPAGNE: PRÈS DE 48 MILLIONS DE TOURISTES EN NEUF MOIS"

Ramons. On y est presque. Olé.

Monday, October 22, 2007

Totems & cannibales

Mahi Binebine expose jusqu'à fin novembre à la galerie Bab Rouah à Rabat. Ses toiles sont un régal. Libé a brossé son portrait en ombre et en couleurs.

Saturday, October 20, 2007

Eloge de la douceur

Le plus fâcheux avec les étés indiens, c'est qu'ils nous trompent sur le calendrier. Ainsi sommes-nous déjà entrés dans l'automne, malgré le soleil d'aujourd'hui, m'a appris la chair de poule de cette nuit et mes orteils gelés, à nouveau. Avoir froid aux pieds est le premier symptôme du côté obscur de la force.
La meilleure chose à faire en cas de début de refroidissement est de se déshabiller, en public, sous forme de tentative de baignade à la plage (mais où votre esprit était-il donc allé?). C'est ce que j'ai fait aujourd'hui.
J'ai plongé la tête la première. Mes orteils flottaient et j'ai revu tout le film de nos caras de platano, tentant d'imiter la couv' de Nevermind, sans le dollar, ni la quéquette à l'air, mais les yeux entrouverts et les corps flottant dans un océan de béatitude.
Mon côté obscur me dicte de lâcher du lest à chaque brasse, de faire couler chaque noeud de désillusion, de noyer le cynisme, mais coriaces, ils restent aussi étanches que mon coeur est poreux. A mes risques, à tes périls.
Allez, une dernière plongée, jusqu'à ne plus avoir d'air à recracher en bulles. Une cabriole de plus, pour faire plaisir au côté foetus. Un sourire de plus, sous l'eau, à la couleur d'yeux la plus mielleuse de l'univers. Un petit frisson de plus, avant l'hiver.

Saturday, October 13, 2007

Voeux pieux

Eid moubarak à tous. Je souhaite au bled moins d'infirmes, d'indigents, de veuves, d'orphelins, de chômeurs, de malades, d'improductifs, de va-nu-pieds, de voleurs, d'imbéciles, qui se marchent dessus dans un étalage de misère humaine avec lequel la fête ne sera jamais complète.
آمين

Friday, October 12, 2007

Gouvernement: Godot en vue

En attendant la semaine prochaine, les tractations pour la formation du gouvernement continuent. L'USFP aurait dit niet à Touria Jebrane à la Culture et aurait imposé le nom de Rachida Benmassoud. Exit Boussaid pour peut-être un retour de Douiri. Et enfin, c'est Ahmed Khchichen, actuellement à la HACA, qui prendrait l'Education Nationale.

Thursday, October 11, 2007

cadô dial l'eid: preview du gouvernement

Seraient-ce encore les rumeurs qui font leur place dans nos crânes, à défaut d'une info solide à se mettre sous la dent? Toujours est-il que la communauté des scribouillards croit connaître la pré-liste du nouveau gouvernement. A lire avec des "ohhh!" et des "noooon ???" ou encore des "c'est pas vrai!!!.

Boussaid: tourisme
El Yazghi: ministre d'Etat sans portefeuille
Hjira : aménagement et urbanisme
Birou : l’artisanat
Touria Jebrane : culture
Abbou: Fonction publique
Mourabit: Environnement
Chami: Commerce et Industrie
El gahs : secrétaire d’Etat MRE
Mezouar: Finances
Laenser : emploi
Akhennouch Aziz :Agriculture
Khalid naciri : communication
Benkhedra : énergie et mines
Benmoussa: Intérieur (with Mansouri)
Affaires étrangères: Fassi-Fihri (avec Sijilmassi)
Azziman: Secrétaire Général du gouvernement
Taieb chkili : éducation nationale
Erradi : justice
Fatna Khiyel : secrétaire d’état à la santé
Baddou : ministre pôle social
Ghellab: Transports et équipement
Alami: relations avec le parlement
Baraka: affaires générales
Mechahouri : commerce extérieur
Nawal Moutawakil: jeunesse et les sports

PS/ Mansouri : à la tête du parlement

Wednesday, October 10, 2007

De visu

Lors de son dernier reportage, dans un lycée de Sidi Moumen, Ma collègue Selma Mhaoud a constaté la chose suivante :
Sur 3 classes, une de terminale et deux de tronc commun, il y avait :
- 12-13 filles voilées / classe
- 4-5 filles non voilées / classe
Le ratio a considérablement changé. Lorsque j'étais au lycée, il y a une douzaine d'années, il y avait peut-être une fille voilée sur un total de 28. Néanmoins, on ne s'en sentait pas moins musulmanes. En fait, la question ne se posait même pas.

P.S: cela va sans dire, ceci n'est pas un post anti-hijab. Juste un post de constatation des changements sociétaux.

Monday, October 08, 2007

Doublement tata!


Elle qui refusait de sortir du ventre de sa maman a poussé ses premiers cris ce matin. Miss N.B. (les mêmes initiales!), fille du papa nounours et de la maman nounours les plus nounoursiques du monde, est arrivée pour rocker notre univers à tous.
Je lui souhaite la vie en rose qu'elle mérite déjà.

Sail away,with no boat

Crazy skies all wild above me now
Fall howling at my face
And what I held so dear
Disappeared without a trace

Sunday, October 07, 2007

Pour Imane/ Le figurant

Comment dire à son amie que son compagnon ne lui arrive pas à la cheville? Je me pose la question à chaque fois que je te récupère pour notre virée mensuelle. Le canyon qui te sépare de ta moitié du moment m'engloutit, bouche bée. C'est une telle corvée de le voir, de te voir à ses côtés que je prétexte à chaque fois le retard à notre séance détente-shopping-épicerie fine pour démarrer en trombe.
Et dire que tu es mon inspiration. Tu as été mijotée dans une marmite de science et de culture, de délicatesse et de bonté, de courage et de détermination. Tes diplômes n'ont d'égal que le nombre d'Amnesty, Human Rights watch and co auxquels tu consacres ton temps libre. Dieu t'a donnée le coeur qui complète l'esprit. Je me ris des filles belles qui n'ont pas mérité ta grâce, ton intelligence, ni ton sens de l'auto-dérision, qui ne prend au sérieux que les choses qui méritent qu'on le fasse. Je plains celles qui n'ont pas ta simplicité, ton goût des choses belles, ton dévouement pour le travail.
Et c'est son seul mérite à lui. D'avoir repéré la poulette cuminée que tu es. Lui, cette chose, pas trop vilaine d'apparence, à la culture wikipedia et au style SMS, au parlé comme à l'écrit.
Lui, la virilité assurée dont, peut-être, tu en avais tellement besoin que tu en as oublié le reste.
J'ai du mal à imaginer vos potentiels sujets de discussion, son apport à ta vie, tant il semble faire du lancer de poids et toi du triathlon. Mais ça ne me regarde pas finalement, n'est-ce pas, tant que tu joues -au moins pour moi- le premier rôle?

Thursday, October 04, 2007

Choices


"In a sky full of people, only some want to fly, isn't that crazy?" - Seal

Verbatim

"Nous avons perdu l'esprit de combat"

Mohamed El Gahs, Mais encore

Sunday, September 30, 2007

Ramadan away

J'ai passé trop de temps dans les hôtels dernièrement. Hélas, il ne s'agissait pas du Crillon, ni d'ici ni d'ailleurs. Et par conséquent: أحن إلى خبز أمي،حريرة أمي

et tout le reste...

Ce n'est pas que je soie une fan de harira (je ne crache pas dans la soupe, n'est-ce pas), je ne nie pas non plus la valeur sentimentalo-spirituelle du partage de dattes avec de parfaits inconnus, lorsque le canon retentit au crépuscule: le gosse dont la seule famille est Max, le caniche chauve, les deux filles à la grosse poitrine qui veulent des abats pour le ftour, la Marocaine qui guide trois italiens d'une beauté insolente pour le mois sacré, les garçons du café qui se relaient pour venir voir si on a besoin de quelque chose. Mais au fil des dattes, des boissons et des clopes, les langues se délient. Et ainsi commence mon spectacle favori du Ramadan: la caméra cachée de Najlae.


أما بعد

J'ai droit à des fawazir personnelles. Des légendes, des histoires de mort, d'amour, de vengeance, de dépit, de regrets, que je fais passer avec mon thé.

Je suis une fine manipulatrice, je le dis sans honte. Je pose deux grammes de questions qui nécessitent des heures de réponse. Et je m'aperçois que mes interviewés préférés sont réellement mes collègues: cameramen, ingénieurs de son, assistants. Ils ont cousu les douars du Maroc en voiture, les montagnes à dos de mulets, les villes à pied. Ils ont vu les misères, les handicaps, les corrompus, les cellules de prison.

J'adore écouter Miloud, qui nous raconte son passage par l'armée, du temps où ils ont construit "le mur", là-bas dans le Sud. La chaleur seule a droit à une heure de description, le travail une soirée et la vie en caserne des jours et des jours de contes incroyables. Je lui demande toujours de me répéter la nuit où celui qui était de corvée de cuisine a confondu un bidon d'eau avec un bidon de kérosène et qu'ils ont quand-même mangé la popote au goût de fuel.

Mais tout le monde n'a pas fait le légionnaire. Alors d'autres ont des histoires non moins passionnantes. Jalal est intarissable sur ses enfants, un vrai papa-poule qui fait la lecture avec sa fille par téléphone, prend de leurs nouvelles régulièrement, leur parle comme un pote. Jalal, ce grand ours en peluche sur lequel je m'appuie en descendant une pente abrupte, ce grand frère qui sait ce que j'aime manger et fait les courses pour moi à la patisserie, cet expert en communication avec les "autorités locales" (nous dirons comme ça). A lui seul il est une légende.

Les cigarettes sont grillées sous le ciel de Marrakech. Les tajines sont gaiement partagés. Et les contes égrenés comme un chapelet de prières, de fierté et de gratitude. Et ça, c'est la baraka de

شرك الطعام

في سيدنا رمضان

Wednesday, September 19, 2007

C'est Abbas!

SM le Roi Mohammed VI a reçu, mercredi après-midi au Palais Royal de Rabat, M. Abbas El Fassi, que le Souverain a nommé Premier ministre. (MAP)

Sunday, September 16, 2007

Petit Déj catalan


Life is a gypsy

Et nous avons décidé d'acheter des planches. Des mini-malibu pour surfer les jours de pluie. Mes essuie-glaces oculaires ne marchent qu'occasionnellement. Par volonté. Et entre les vagues et les gouttelettes d'eau céleste, je te vois parfaitement, nettement. Dans la clarté du gris. Mon souvenir de toi est immuable, fort comme un roc, doux comme la pluie d'été qu'on n'a pas envie de voir s'arrêter, chaud comme votre origine. Ma tendresse, mon amour pour toi, n'ont ni une ride, ni une hésitation.
"Ma ptite ingénieure en blouse!" j'ai crié en m'élançant vers elle.
Comment peux-tu travailler dans les semi-conducteurs alors que tu es faite pour une carrière d'océanologue, de pédiatre, de cosmonaute?
J'ai rajouté des bouts de turquoise à tes poignets déjà chargés de bleu.
Sur la route, j'ai bu ton récit, tout ce que j'ai raté. J'aurais dû appeler plus souvent..C'est à dire plus d'une fois par mois. Mais tu me pardonnes, on ne sait plus pourquoi. Je sourie bêtement en avalant mon Kinder Bueno. Le même sentiment qu'il y a dix ans et ce n'est pas près de changer, puisque nous mêmes, on n'a pas été fichues de changer. Mais qu'est ce que c'est bon, les amitiés d'une vie.

Saturday, September 15, 2007

Pause


Let's cruise together
'cause I need to take that ride
I'm on top of the world
'Cause you're the sweet salt of mine

(S)Election naturelle

Un jour, la chatte borgne a débarqué dans le jardin. Elle avait très faim. Son regard est tellement puissant qu'il compte pour deux yeux. Elle ressemble à beaucoup d'humains qui portent les cicatrices de chaque claque de leur vie sur leurs visages. Je voudrais savoir comment elle est devenue borgne. C'est de la pure curiosité car je déteste les chats.
Quelques jours après l'arrivée de la borgne, quatre chatons blancs ont été enfantés par/sur le gazon. Ils étaient minuscules et très mignons, mais tellement agaçants par leurs miaulements. Et ça bien sûr, c'est ma pure objectivité qui parle.
L'ennui avec les chats, c'est que ça n'est jamais rassasié. Et quand ça n'est jamais rassasié, ça pousse des petits miaulements sournois qui se glissent dans votre boîte crânienne quand vous rêvez de Jude Law en face de vous dans un ascenseur bloqué pour quelques heures. Qu'est ce que j'ai rêvé d'une déportation massive de ces chats, surtout vers ces hordes de gentilles personnes qui poussent des "ah" et des "oh" lorsqu'ils voient ces créatures aux regard fixé sur le mode "pitié please". Or je n'en fais pas partie.
Je me suis longtemps demandée pourquoi les chats restaient chez nous alors que ni mes parents ni moi n'aimons les animaux domestiques (surtout depuis que mes cinq chiens ont sérieusement endommagé les fleurs du printemps, il y a XXX années), jusqu'à ce que je découvre un stock de nourriture pour chats dans la cuisine.
La tribu féline évolue en toute quiétude bougeant ses petites pattes seulement pour éviter le passage des voitures et ne perturbant plus ses siestes en me voyant arriver. Peut-être qu'il est temps de leur donner des noms. Peut-être est-il temps pour moi de dire: "Et finalement, je n'ai rien raté". Les élections sur lesquelles on a palabré pendant des semaines, les débats sur lesquels on s'est excités, les candidats sur lesquels on a écumé des centaines d'adjectifs, le tout a été lavé par les premières pluies d'automne.
J'avais demandé à être là pour la couverture. Je voulais faire des carnets de campagne dans la campagne. Je ne voulais pas faire de rewrite des reportages des autres. Et finalement, le jour J, j'étais à 2000 kilomètres d'ici à me morfondre de ne pas pouvoir "accomplir mon devoir civique" et à m'impatienter de finir le tournage pour me brancher sur 2M. Mon équipe était aussi impatiente que moi. On s'est précipités au snack "Le Sirocco" où on a dû affronter une horde de fans de rugby qui suivaient un match en direct. Plus tard, c'était à un film marocain que l'on a eu droit, au lieu des news du pays. Ma seule satisfaction est de ne pas avoir été poussée au devant de la caméra pour ces fameux "duplex" où on donne les infos en direct. Finalement, c'est par téléphone que nous avons eu les résultats préliminaires. Je ne sais pas à quoi je m'attendais exactement mais les nombres de sièges par partis m'ont déconcertée. En attendant de savoir qui (de Mansouri, Ghellab, Douiri and co) sera premier ministre, je me sens comme un des chatons, grattant à la porte d'entrée. Vivement une bonne nouvelle.

Friday, August 31, 2007

Thursday, August 30, 2007

Retour vers le futur

J'ai reçu une carte postale aujourd'hui. J'adore les cartes postales. Je n'ai pas eu le temps d'envoyer les cartes que j'ai achetées et écrites quand j'étais en vacances, mais j'apprécie l'effort de ceux qui m'en envoient. Je les accroche dans ma chambre ou je les dépose dans des tiroirs qui conservent mes correspondances écrites depuis des années, lettres, mots d'amour et acceptations d'écoles compris. Je soupçonne un de mes parents d'en avoir fait sa lecture préférée accompagnant la dégustation de feqqass l'après-midi. Une lecture inattendue, à rebondissements, à épisodes, à secrets. Mais qu'importe. Les lettres forgent la jeunesse. Les lettres sont les voyages de la jeunesse. Faites le lien. Et la mienne est forgée, depuis assez longtemps je pense. Aujourd'hui, un gosse sur un tournage m'a appelée "khalti" et ce coup de vieux m'a effrayée. Je fixe tous les matins avec effroi le commencement de début d'esquisse de reflet de cheveu blanc. Mon dieu, je dois changer de métier. A moi les cours de pilates! Le retour à Berkeley s'impose!
Après-demain, cela fera un an, un an que miss Naj' a pris ses cliques et ses claques de New-York pour embarquer pour le Maroc. C'était une décision difficile à prendre, car impliquant une série d'autres décisions, aussi douloureuses qu'irréversibles. Mais pas de regrets. L'année est passée à une vitesse fulgurante. Mes journées sont pleines, explosives, stressantes et bourrées d'amour, comme je les aime. Tout ce qu'il faut à la rock star que je suis, en attendant un nouveau départ..

Monday, August 27, 2007

Liaisons dangereuses

A vos marques. Partez! La campagne électorale a commencé et avec elle, des centaines de petites infos croustillantes, qu'il faut savoir dénicher dans les paragraphes les moins mis en valeur dans les plus petits des journaux locaux.
Mais aujourd'hui, il n'a pas fallu chercher longtemps. C'est dans la rubriques "dbs" (de bonnes sources) de l'Economiste que l'on apprend que le candidat SAP El Himma lance un bulletin d'informations pour couvrir la campagne. Et l'Economiste de préciser que c'est El Himma qui signera son éditorial mais que l'équipe éditoriale sera chapeautée par Bachir Znagui, le réd chef de Yaoumiyat Nass. "D'ailleurs, une partie de ces journalistes a été mobilisée".
Je ne sais pas pour vous, mais j'ai vraiment eu du mal à les imaginer travailler ensemble.
L'ancien ministre délégué à l'Intérieur avec le militant de gauche, ancien redchef de Libération, membre du SNPM, c'est quand-même un mélange déconcertant. Et surtout, je me demande comment l'après-élections sera géré, en matière de circulation de l'information entre les "cercles exécutifs" et une partie de la presse.
UPDATE: Karim Douichi ferait également partie de l'équipe.

Mort de Driss Basri

Driss Basri est mort ce matin à Paris. Paix à son âme. C'est tout ce qu'on peut lui souhaiter.

Wednesday, August 22, 2007

Med Blues

J'ai entendu aujourd'hui à la radio, sur l'émission "Blouse Blanche" du Dr Anwar Cherkaoui, que 700 cas de cancers de l'enfant étaient recensés chaque année au Maroc. 100 millions de dirhams annuellement seraient suffisants pour prendre en charge le traitement de ces enfants. Dérisoire. Et pourtant inexistant.
De même, le responsable d'oncologie qui s'exprimait sur les ondes disait qu'il n'y avait pas de psychologues affectés aux différents services d'oncologie. Les infirmières et les médecins jouent les deux, tentent d'être à l'écoute des enfants et des parents. Pathétique.

Friday, August 10, 2007

In charge

La déconnexion du monde ne pouvait qu'avoir lieu dans une soucoupe volante. Je l'ai demandée en blanc, ma nouvelle couleur préférée, celle du rien, du plein, du câlin, car pas agressive, pas passive, à diffusion de paix massive.
La navigation s'est faite sur mode pilotage automatique. Bien évidemment. Dans mes rêves, je courais pieds nus. C'est le chemin de la guérison. J'ai perdu mes pantoufles sur les traces de tes pas.

Le sel de la mer, le chaud des gouttes de pluie, le vent qui gonfle les jupes, les talons qui résonnent sur les pavés, les horloges momentanément arrêtées, des seins qui séduisent les pupilles, des chemises déboutonnées, des sens qui réaprennent à fonctionner.

De la soucoupe, j'ai vu des milliers de soleils éclipser des choses qui n'ont pas pu être prises avec soi. Et tous les jours, l'apprentissage de l'abandon, total de son être, en discussion ininterrompue avec tes silences à toi. On cloud number 8.