Thursday, January 01, 2009

Ephéméride

Lorsque mon soleil est là, il éclipse les autres astres. Je t'aurais suivie où tu veux, pris tous les avions que tu aurais choisi, pour nous échapper. Toi, de tes maudits câblages traficotés, de tes doutes éoliens, de 1000 médiocrités néo-coloniales, moi de mon blues sanguin, du froid du matin, Gaza, du devis, des perspectives de joie prochaines: 2009, l'année des communales par excellence. L'année où la démocratie locale posera ses jalons grâce à une conscience collective de partis politiques résolus à nous donner le meilleur d'eux-mêmes, à travers des programmes innovants et clairs l'année où les citoyens, impeccablement recencés, voteront parce qu'ils le veulent. 2009, l'année de la véritable libéralisation audio-visuelle, consacrée par des projets audacieux, qui feront la part belle (ha!cette expression!) à l'information pertinente, au journalisme d'investigation, à la culture, aux grands films; des projets qui ouvriront les sujets importants au débat (car il n'y en a jamais assez) public, qui célébreront l'enfant par des programmes qui parlent à son intelligence; 2009, l'année où les chantiers qu'on avait prévus pour Maroc 2010 seront prêts, coupe du monde ou pas, car il faut bien qu'on avance, n'est-ce pas? 2009, l'année du neuf, hein, du désenclavement, des gosses qui vont à des écoles où les vitres ne sont pas brisées, où les profs viennent, où les toilettes ont de l'eau et des petits seaux (si, si). 2009, l'année mendiants-free! Ni aux feux rouges, ni devant les cafés, ni dans la médina, ni au cours d'une banale conversation, sous déguisement. 2009, l'année du change. C'est Obama qui l'a dit qui l'a promis. L'année où les vieux seront pris en charge et ne mourront pas de faim. 2009, l'année où j'irai à Beyrouth, où je visiterai mes amis à Jérusalem, où je ferai du sport trois fois par semaine, juré craché. 2009, l'année où le parlement n'aura jamais une seule place de parking vide. L'année où je verrai comment la moitié de mon salaire avalée par les impôts contribue à avoir des routes nickel et la benne à ordures à une distance respectable de ma porte. 2009, l'année qui a démarré avec un dirham de plus à payer au péage Rabat-Casa. 2009, l'année des grandes décisions, les miennes, les vôtres, les leurs, les leurres. Je me réjouis des rires à venir, des gens que je vais connaître, des endroits que je vais voir, des peines que je vais oublier. Demain!

6 comments:

JOTA JOTA said...

EXCELLENT!nada mas...

waaayli said...

puisse demain être meilleur...
bisou ma belle

Nouveau-né said...

"J’espère, j’espère, j’espère oh oui, j’espère" comme dit la chanson de Marc Lavoin.

Merci pour ces beaux voeux. Moi qui est un grand rêveur, je n'arrive pas à débusquer mes craintes et mes doutes pour cette année 2009.

Bonne et heureuse Année Naj!!!

Anonymous said...

...et de l egalite sociale ou les arrivistes mouront ...et surtout que les agadir seront restaurés:)et j aime bien visiter le liban aussi :)

Najlae said...

jj> mirci mirci :)

Nouveau-né> bonne année! et que -au moins quelques uns de nos rêves se réalisent!

anonyme> les arrivistes sont hélas ici pour durer...

Sun Li said...

wanna be part of the ride :) this year, and those to come :)