J'enduisais de Kiri mon appétissant bout de 7archa lorsque notre discussion de bon matin sur le métier a été interrompu par un coup de fil de sa soeur. Celle-ci, en voiture, mit la radio à fond pour que l'on puisse écouter le flash d'informations: deux kamikazes se sont faits exploser sur le Bd Moulay Youssef, au centre de Casa. Une femme a été blessée. Branle-bas de combat, elle et moi nous ruant sur nos téléphones rerspectifs pour confirmer la nouvelle chez nos sources privilégiées: d'autres journalistes généralement bien, très bien informés. Confirmation. Abandon de 7archa wa mouchtaqqatouha. Nous voici dans la voiture tentant de faire notre chemin à travers la circulation pour arriver près des lieux de l'explosion. On m'a prévenue qu'on ne laissait personne entrer derrière le cordon de sécurité. Tant pis.
Quelle folie que de se faire exploser en plein centre-ville. J'ai eu une pensée particulière pour tous les parents des enfants qui étudient samedi matin au centre-ville, prenant généralement des cours de langue.
Ouais bon, là, ça se rapproche, de "nous" quoi. Et l'insidieuse paranoia de me chuchoter: "loto, à qui le tour".
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